Les enchères de bons grecs reçoivent un accueil favorable
30 Mar, 2010 @ 08:40 pm CET | written by ACM
L'appétit pour le risque résiste admirablement, dans la foulée de l'accord zone euro/FMI pour un renflouement d'une Grèce en proie à une grave crise budgétaire. L'absence toutefois d'euphorie sur le marché des changes nous rend réticents à prendre le train du regain de forme de l'euro. Le test par la Grèce de l'engouement des marchés des capitaux à l'occasion de l'émission hier de bons à 7 ans s'est déroulé sans le moindre accroc. Même si le taux restait élevé (325 points de base de plus que le taux allemand), le ratio « bid-to-cover » (rapport entre les offres et les montants retenus en adjudication) a été plus bas qu'auparavant, juste en deçà de 1,5 et a vu le nombre d'acheteurs s'étioler considérablement. La Grèce a vu ses besoins de financement satisfaits jusqu'au mois d'avril, dissipant ainsi les craintes d'une pénurie. Même si les enchères loin d'être un triomphe se sont soldées pour certains par un échec, la paire EURUSD n'a pas fait l'objet d'un mouvement de liquidation massive, ce qui n'est pas une mince victoire. Même si la paire EURUSD surfe sur une tendance haussière, le fait qu'elle ne parvienne pas à tester la résistance de 1,3585 signifie que les spéculateurs à la baisse gardent la mainmise et le mouvement baissier reviendra sur le devant de la scène. Les cours du brut ont rebondi hier avec un brut wti à court terme grimpant à 82,74 dollars le baril. Même si dans l'ensemble, les devises des pays producteurs de matières premières devraient être les grands bénéficiaires pour de nombreuses raisons, nous constatons la corrélation directe la plus forte avec le dollar canadien et la couronne norvégienne. Le gouverneur adjoint de la BoC, M. Jenkins a semblé attacher moins d'importance à la devise canadienne, déclarant que le dollar canadien était influencé par de nombreux facteurs et que les exportateurs devaient s'adapter à une devise plus forte. En Nouvelle-Zélande, les permis de construire ont augmenté de 5,9 % en glissement mensuel contre 2 % prévus et -2.8%. Malgré la faible importance généralement accordée à ce chiffre, il augmente les probabilités que la RBNZ commence à relever ses taux en juin. Les chiffres économiques du bloc des pays producteurs de matières premières révélant une croissance soutenue, les banques centrales se préparant à un nouveau resserrement ou affirmant que le resserrement et les cours des matières premières devraient rester solides, nous pensons que ces devises continueront de surpasser les autres devises du G10. Le risque principal pour cette prévision est la voie empruntée par la Chine en termes de politique monétaire et de relations commerciales avec les Etats-Unis. Il s'agit d'une journée relativement calme. L'indice du Conference Board de mars du moral des ménages devrait rebondir, les indices Michigan ayant corroboré la baisse inattendue enregistrée le mois dernier.

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